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La Politique |
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Bonjour, jeune homme, je viens sur ta requête répondre à tes questions. La politique a de tous temps bouleversé les hommes et répondu aux exigences dévoilées d'une façon logique. Qu'en est-il de votre époque ? Trop d'exigences non dévoilées entraînent un bouillonnement de passions, d'égocentrisme, de concentration, de contradictions, de rébellions.
La lutte se situe entre politiciens. La lutte est affaire de personnalités. Cette politique en est réduite à un affrontement d'idéaux figés, hors de propos et du contexte. Les hommes politiques ont les pieds englués dans leur boue et leurs préoccupations n'en sortent pas. Alors comment élever le débat et comment rendre à la politique sa noblesse ? Que proposes-tu ?
La politique, c'est se mettre au service du grand nombre, pour le bien-être, pour arrêter les souffrances. De quelle souffrance parles-tu ? de celle des" nantis" ou de celle des "pauvres" ?
Les deux. Celle des nantis rejaillit sur celle des pauvres. Donc, pour arrêter la souffrance, ce serait redonner des perspectives aux nantis en premier, puis s'occuper de celle des pauvres. A ton avis, si les premiers ne souffrent plus, pourquoi iraient-ils s'occuper de celle des pauvres ?
Parce que la souffrance vient de l'écart entre comportement et humanité. Il me semble que lorsqu'on dirige les autres avec de la souffrance, on la redistribue. Bon, redonner des perspectives. Lesquelles vois-tu en premier ?
De faire un pays vraiment démocratique, où chacun peut s'exprimer et avoir la capacité d'entreprendre. Oui, mais encore.
Quelqu'un qui s'exprime souffre moins. Se préoccuper de l'avenir que l'on veut donner à son pays. Mettre en place des cercles de réflexions et de propositions. La seule idéologie est l'expression des gens d'une nation. Oui, je te suis sur l'expression, mais, ensuite, comment faire suivre et aboutir les demandes ? Et, comment ou plutôt quel axe principal mettre en avant ?
Aujourd'hui, les axes principaux sont la peur et l'insécurité. Il faudrait une commission de médiation dans les communautés, redonner la responsabilité aux gens dans les quartiers. Proposer des sujets plus d'intérêts généraux. Donc, en fait revenir à l'idée de citoyen appartenant à une vraie démocratie. Remarque dans ce que tu as dit, la première proposition concrète était tournée vers les moins bien nantis. Non ?
Oui, car ils sont majoritaires et on parle d'intérêt général. Alors, mon cher ami, revois tes priorités. ne crois-tu pas devoir élaborer un plan à deux échelles, non pas à deux vitesses, mais deux échelles d'intérêt qui ensuite, se rejoindraient vers le but final.
Un citoyen qui assumerait ses responsabilités, là où il est. Un contrat entre les communautés urbaines et l'État. Il faudrait un conseil de sages par quartier, avec des gens d'entreprise. Le conseil de sages serait une sorte de médiation. Oui, ce serait sous forme circulaire et ellipsoïdale. La médiation en est le mot clé, ces médiateurs le seraient pour un certain temps, toujours issus du milieu en question. Les écoles pourraient aussi en former ; de supra-médiateurs qui ensuite apprendraient aux médiateurs de terrain. L'échelle est double car les préoccupations et les cultures sont forcément différentes quand on possède ou lorsqu'on est dans l'indigence. …/... |