Message de Saint Hyppolite sur la colère

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Peut-on éprouver de la colère tout en aimant ?

 

La colère fait partie des blessures profondes, des déceptions aussi,

déceptions d’attente d’amour.

 

Le petit enfant voit en ses parents, l’un ou l’autre selon son âge, un miroir de lui-même.

Il se reconnaît en son père ou en sa mère, une partie de lui qui devrait être amour et tendresse.

 

Il a besoin de développer son affection terrestre et son amour divin ou universel.

Pour ressentir cela, il demande en fait à ses parents de l’aider à en prendre conscience,

à le ressentir et à vibrer à ses sentiments-là.

 

Mais lorsque, pour une raison ou une autre, l’image qui est renvoyée est violente, agressive ou indifférente, non seulement l’enfant est blessé de l’attitude parentale, mais

en colère aussi de ne pas pouvoir ressentir et exprimer l’amour et l’affection qu’il a déjà connus antérieurement.

 

Et pour l’adulte qu’en est-il ?

 

L’adulte est un enfant qui a grandi.

Quel enfant n’a pas ressenti de colère à un moment ou un autre vis-à-vis de ses parents ?

 

La colère d’un adulte vis-à-vis d’un autre ressemble à celle du petit enfant.

« Comment, tu ne me renvoies pas l’image que j’aimerais avoir de moi ? »,(par exemple) ;

il y a là un lien affectif, forcément.

 

Ou bien, dans un autre cas de figure, la colère peut être ressentie vis-à-vis de quelqu’un

qui a une attitude que l’on a déjà adoptée ou que l’on a sans s’en rendre compte, et là,

l’effet miroir est extrêmement gênant.

 

Il peut y avoir amour dans le sens émotion attachante envers l’autre et ceci est parfois gênant pour soi.

 

S’il n’y a pas d’émotion, alors pas de colère, juste une constatation neutre ou à peu près.

 

                    La colère est nécessaire car elle est libératoire,

              mais n’implique pas de « se décharger » sur l’autre.

 

La colère est un sentiment intérieur qui doit être libéré, exprimé, soit en pensée,

soit en paroles ou en acte (exercice physique), mais cela concerne surtout la personne

qui l’éprouve.

 

30/07/02

boule

Une amie qui a fait un travail sur ses émotions, m’a dit que la colère cachait une profonde tristesse.

En  acceptant sa colère et en la ‘libérant’, il est normal d’éprouver

de la tristesse.

 

Donc, la deuxième étape est de savoir d’où elle vient et de l’accepter pour s’en libérer complètement et retrouver la joie.

 

Tout cela avec compassion pour soi-même...

mini ange